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Les Brulûres

Définition, Diagnostic, Soins d’une Brûlure :
Sur cette page vous pourrez lire :
  • Diagnostic de gravité et de profondeur d’une brûlure
  • Comment soigner une brûlure, conduite à tenir ?
  • Prise en charge secondaire d’une brûlure ?

Les brûlures constituent, par leur fréquence et leur coût, un important problème de santé publique. En France, l’incidence des lésions nécessitant des soins médicaux est de l’ordre de 150000 cas par an. 7500 patients brulés sont hospitalisés chaque année. Le retentissement d’une brûlure peut-être triple : fonctionnel, esthétique et parfois vital. L’évaluation de la gravité des brulures est primordiale car elle conditionne le type de prise en charge du patient.

La brûlure grave nécessite des soins de brûlure adaptés avec une collaboration multidisciplinaire efficace associant médecins, infirmiers et kinésithérapeutes.

Diagnostic d’une brûlure :

Le diagnostic de gravité dépend de la surface totale brûlée, de la profondeur, et du siège de la brûlure, mais aussi du terrain, de l’âge du patient, de l’agent brûlant et des lésions associées.

Profondeur de la brûlure

L’évaluation de la profondeur repose sur la distinction entre, d’une part, les brûlures superficielles répondant à un traitement simple et, d’autre part, les brûlures profondes qui nécessitent une prise en charge spécialisée.

Brûlures superficielles

Premier degré

Il existe une atteinte superficielle de l’épiderme ayant l’aspect d’un érythème (coup de soleil). La couche dermique étant respectée, la guérison se fait spontanément et toujours sans séquelles, en quelques jours.

Deuxième degré superficiel

Les couches profondes de l’épiderme sont atteintes mais la jonction dermo-épidermique et la couche basale sont respectées. Cliniquement, il s’agit d’une phlyctène douloureuse. Les terminaisons nerveuses et le derme sont intactes. Le test à la vitropression, s’il est effectué montre une recoloration cutanée. La cicatrisation est obtenue en 10 à 15 jours, et il ne persiste aucune séquelle.

Brulûres profondes

Deuxième degré profond

La jonction dermo-épidermique est plus ou moins atteinte, en fonction de la profondeur de la brûlure. La lésion est rosée ou blanchâtre, plus ou moins douloureuse en fonction de la profondeur de l’atteinte. Le test à la vitropression est variable. La réépithélialisation s’effectue à partir des crêtes papillaires ou des annexes épidermiques. La cicatrisation spontanée se fera en plus de 15 jours, laissant des séquelles cicatricielles.

Troisième degré

Les couches épidermiques et dermiques sont détruites. Localement, l’aspect est variable et parfois atypique. Souvent, les lésions sont blanchâtres. A un stade plus avancé, elles deviennent brunâtres, de couleur jaune chamois, avec un aspect cartonné et elles sont associées à des thromboses veineuses superficielles visibles par transparence.

Surface de la brûlure

L’étendue d’une surface brulée doit être évaluée de façon très précise. La surface brulée est, de manière générale, exprimée en pourcentage de surface cutanée totale (SCT) et exclu les brûlures du premier degré. Chez l’adulte, cette évaluation repose en pratique sur la règle des neuf de Wallace. Pour les petites surfaces brûlées, on utilise la méthode de la paume de la main, dans laquelle la surface de la paume de la main et des doigts du patient représente 1% de la surface cutanée totale.

Comment soigner une brulûre, conduite à tenir ?

Prise en charge sur les lieux de l’accident d’une brûlure

Sur place, il faut exécuter des mesures simples et efficaces, c’est à dire :

  • Éloigner le brûlé de l’agent causal ou empêcher l’agent causal de poursuivre son effet (arrêt du courant électrique, lavage des brûlures chimiques, extinction d’un feu)
  • Refroidissement sous l’eau du robinet en proscrivant l’application de glace

Soigner une brulûre

La prise en charge d’une brulure mineure peut être non spécialisée si elle est associée à une surveillance quotidienne. L’avis spécialisé sera toutefois nécessaire en cas de doute sur la profondeur initiale, de début d’infection ou en cas d’absence de cicatrisation complète après 10 jours de traitement.

Brulûre du premier degré :
  • Pommade hydratante
  • Antalgiques per os
Deuxième degré superficiel :
  • Cicatrisation dirigée par pansements quotidiens à base de tulle gras et crème à base de sulfadiazine argentique
  • Antalgiques per os

En fonction de la gravité de la brûlure :

Brûlure de faible gravité :

Le patient ayant une brulure de faible gravité peut être suivi en externe avec une consultation deux ou trois fois par semaine associé à un pansement par une infirmière à domicile une ou deux fois par jour. Pour les brulures superficielles, la cicatrisation dirigée est la règle suivant les principes énoncés ci-dessus.

Brulure de gravité moyenne :

Le patient ayant une brulure de gravité moyenne doit être hospitalisé dans un service spécialisé pour pouvoir réaliser une surveillance médicale rapprochée et un traitement chirurgical adapté. Des pansements quotidiens sont réalisés à l’aide de sulfadiazine argentique afin de diminuer le risque infectieux. Le principe du traitement chirurgical d’une brulure profonde repose actuellement sur l’excision précoce de la zone brulée associée à la couverture immédiate par une auto-greffe de peau mince. Afin de limiter les phénomènes de rétraction cicatricielle, l’excision-greffe sera réalisée plus précocement et avec une peau plus épaisse dans les zones fonctionnelles.

Brûlures de gravité importante :

Le patient ayant une brûlure de gravité importante est une urgence vitale. Le patient doit être hospitalisé dans un centre disposant d’une réanimation spécifique et d’une équipe médico-chirurgicale entrainée. Il bénéficiera d’une prise en charge et d’une surveillance adaptée à la gravité des lésions dans des conditions d’asepsie et d’isolement strict. La phase initiale est dominée par la réanimation, en particulier hémodynamique et respiratoire. Dans l’attente de la chirurgie, des pansements quotidiens sont réalisés à l’aide de sulfadiazine argentique. Plusieurs interventions chirurgicales sont nécessaires pour obtenir une couverture cutanée complète. Pour les surfaces brulées importantes (> 30% de SCT), le recours à des substituts cutanés naturels (homogreffes, xénogreffes) ou artificiels est nécessaire.

Prise en charge secondaire d’une brûlure ?

La prise en charge secondaire d’une brûlure profonde est essentielle pour la prévention des complications cicatricielles.Elles est instituée le plus précocement possible et est continuée pendant toute la durée de la phase inflammatoire.

Port de vêtement compressif sur mesure

La compression élastique est une prévention très efficace de la cicatrice hypertrophique. Elle doit être systématique pour toute brûlure profonde. Elle est réalisée par des vêtements compressifs, de préférence sur mesure. Cette compression doit être mise en place pour une durée de 6 à 12 mois pendant au mois 20 heures par jour.

Pansements en silicone

Ces plaques souples sont appliquées à même la cicatrice. Le mécanisme d’action de ces gels de silicone est mal connu mais leur efficacité démontrée. Elles sont souvent utilisées en association au port d’un vêtement compressif.

Attelles de posture

Elles sont mises en place le plus précocement possible lorsqu’une brûlure atteint une zone fonctionnelle afin de lutter contre la rétraction cutanée. Le principe est de maintenir une posture en capacité cutanée maximale.

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